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Pourpre

Caroll, la romancière, Joelle la musicienne, Marie la loubarde, et Thomas qui ne fait rien. Il n’aime ni les échecs, ni les compromis, ni les contraintes, trois raisons à son indolence. Seule activité : vendre de la drogue et en user. En une nuit, de chapitre en chapitre, il traverse Paris, passe à Pourpre, la boîte de nuit. Tous ses amis s’y retrouvent, leurs vies s’y emmêlent.


17 heures. Thomas traîne dans son appartement.

18 heures. Il rencontre son pourvoyeur.

19 heures. Concert au Pavillon de Pantin.

20 heures. Marie s’échappe du hold-up chez le pharmacien.

21 heures. Elle se réfugie chez Caroll.

22 heures. Thomas traîne en sortant du concert.

23 heures. Il retrouve Joelle dans une soirée.

24 heures. Caroll demande à Marie de rester près d’elle.

1 heure. Thomas traîne dans les rues en allant à Pourpre.

2 heures. Il y retrouve Caroll et Marie.

3 heures. Décidément, Thomas n’a pas envie d’héberger Marie.

4 heures. Thomas quitte Pourpre. Caroll va le dénoncer.

5 heures. Thomas pénètre dans son appartement pour n’en plus sortir.


Cet emploi du temps, aussi bref que des notes sur un carnet, cache la violence d’un complot qui entraîne la mort du témoin, celui qui n’a rien fait, rien voulu faire, que voir et se taire.

Mercure de France, 1980

Le premier roman qui autorise le plus d’espoir à terme parce que – tout en témoignant des mœurs d’une génération qui cultive l’ «herbe» sur le rebord des fenêtres- il est dépourvu de complaisance. À l’égard de lui-même autant que des mots qu’il sait, avec un sûr instinct, économiser pour que l’impression soit plus durable. Pour que les personnages conservent le minimum d’opacité qui permet de s’interroger longtemps après leur départ.


Angelo Rinaldi / L’Express / 5 Avril 1980

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