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BIOGRAPHIE

Breton, né le 12 Août 1954, Gilles Martin-Chauffier appartient à une famille de journalistes. Son père Jean a été rédacteur en chef de Paris-Presse, du Figaro Littéraire et du Figaro. Avant la seconde guerre mondiale, son grand-père Louis a été rédacteur en chef de Lu, de Vu, de Vendredi et de Match. Dans cette famille de résistants, Jean a été déporté à Buchenwald et, quelques mois plus tard, Louis à Neuengamme. Simone, la femme de Louis, a participé dès l’été 1940 à la création du réseau du Musée de l’Homme.

Elevé dans des appartements où les piles de livres allaient du plancher au plafond, Gilles Martin-Chauffier s’est juré à dix ans de ne jamais écrire. Élève à Saint-Jean de Passy de la onzième à la Terminale, il rêve de Wall Street et, après un an de prépa à Janson de Sailly, passe trois ans à Sup-de-Co Paris. Sur quoi, incorporé dans l’infanterie de marine, il fait son service militaire en Martinique. Là, dans cette île de rêve un peu trop ensoleillée pour un breton, il s’isole souvent dans la caserne du camp Gerbault pour lire... et écrire son premier roman. 

 

Revenu en France, il envoie son texte au Mercure de France, au Seuil et à Grasset en même temps qu’il est admis à suivre les cours d’un MBA à Columbia. Le 1° septembre 1978, jour de la rentrée sur le campus, il reçoit à New York un coup de fil de Simone Gallimard qui lui annonce qu’elle va publier « Pourpre ». Il rentre à Paris. Il ne sera pas trader chez Morgan Stanley.

Du 1° janvier 1980 au 1° avril 2023, il est journaliste.

Après deux années dans des journaux de mode et de décoration (Gap et Domicible), il entre à Match. En 1990, Roger Thérond lui confie les pages « culture » et, en 1996, il le nomme rédacteur-en-chef chargé des textes du magazine. À son départ, après 25 ans à la barre, il dit juste : « Je n’ai jamais eu l’impression de travailler ». 

Pendant toutes ses années de presse, Gilles Martin-Chauffier publie quinze romans. Décrivant la France contemporaine, il la représente telle qu’elle est : une société de castes dont la langue officielle est le double langage. On pense une chose, on en avoue une autre et on en improvise une troisième. Ce qui donne un pays où personne ne croit personne. 

Il publie aussi cinq essais. Essentiellement sur l’Histoire et l’avenir de la Bretagne. Ainsi que sur Constantinople, mère spirituelle de l’Europe pendant mille ans, et sur Istanbul, capitale du plus grand état européen pendant des siècles. Dans « Les Lettres Qataries », version 2025 des « Lettres Persanes », un diplomate musulman regarde la France avec les yeux souriants et effarés de Candide.

Ses livres ont obtenu plusieurs prix littéraires (Prix Jean Freustié, Interallié, Renaudot des Lycéens, Renaudot de l’Essai...). Il est membre du jury Interallié.

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