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Clause de conscience

Un été de canicule. Au bord de l’Atlantique, une jeune actrice, Clémence Moncoeur, attend la sortie de son premier film. Elle est coachée par la redoutable Corinne Content, dite Coco Contexte. Grande courtière en célébrités et manipulatrice de destinées virtuose, elle lui a obtenu grâce à ses relations avec l’Elysée un long sujet dans le fameux magazine Scoop. Quand Clémence rencontre le rédacteur-en-chef, quelque chose se passe entre la fausse ingénue et le journaliste revenu de tout. Le charme piquant de l’une et le détachement surjoué de l’autre ont la couleur des vacances.

Or, au même moment, on annonce la reprise prochaine de Scoop par Vincent Bolloré. 


Si la chaleur ne baisse pas, la tension monte, médiatique, politique, amoureuse... Les people gagnent à ne pas être connus, les bobos se déguisent en résistants pour rejouer le Grand Soir. Dans les studios télévisés, les salles de rédaction, les terrasses de restaurants, promesses, calculs, pièges et illusions déjeunent en tête à tête. On promet des photos à Brégançon, on menace un ministre d’en publier d’autres, on améliore celles d’une star vétilleuse...


Le plomb et l’or se mélangent, l’influence et l’autorité aussi. Tout comme l’amour, l’odieux et le ridicule. Paris n’a pas de conscience. Mais sait jouer de ses clauses…


Le roman mélancolique et joyeux d’un homme qui prend ses cliques et distribue quelques claques à notre époque ridicule.

Grasset, 2024

Après un détour par la Rome antique, Gilles Martin-Chauffier revient à son genre de prédilection, la satire sociale et il s’en donne à cœur joie. Le nom qui revient le plus souvent dans « Clause de Conscience » est celui de Molière mais derrière l’avalanche de bons mots et les caractères parisiens bien croqués (dont un ministre prétendument écologiste et une communicante de crise), il livre une réflexion plus large sur les médias.


Louis-Henri de La Rochefoucauld / L’EXPRESS / Février 2004

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